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Millepertuis : guide définitif

Le millepertuis montre un signal contre la dépression, mais la variabilité des extraits et les nombreuses interactions rendent l’usage autonome dangereux.

Les données séparent les essais sur la dépression légère à modérée des risques d’interaction graves.
Publié par DoserlyMis à jour le Prochaine révision prévue : janvier 20277 min de lectureComment ce guide a été conçu
Dans ce guide

Qu’est-ce que le millepertuis?

Le millepertuis est Hypericum perforatum, une plante à fleurs jaunes utilisée dans des extraits standardisés et des produits commerciaux moins caractérisés. Il est surtout proposé contre la dépression. Une étiquette botanique n’en fait pas un traitement sans interactions. [3], [4]

La meilleure synthèse soutient un signal dans la dépression légère à modérée, pas la maladie sévère ou les crises gérées seul. Le risque d’interaction peut dépasser le bénéfice possible avant la première prise. [1], [3]

Schémas typiques du millepertuis

Expositions orales descriptives, pas recommandations. La fréquence reste non rapportée lorsqu’elle manque. [1], [2]
Source et contexteProduitQuantitéFréquenceDuréeRésultat
Revue Apaydin 2016 · 35 études, 6993 personnesDivers extraits oraux d’HypericumVariable selon l’essaiVariable selon l’essaiAu moins 4 semaines; souvent jusqu’à 12 semainesRR de réponse 1,53 contre placebo; aucune différence d’efficacité contre antidépresseurs
Hétérogénéité élevée et peu de données sévères empêchent un schéma groupé.
Essai JAMA 2002 · 340 adultes avec dépression majeureExtrait LI-160 bien caractérisé900–1500 mg/jour selon la réponse cliniqueTotal quotidien; fréquence intrajournalière non rapportée dans le résumé PubMed8 semainesAucune séparation du placebo sur les critères principaux
La sertraline ne s’est pas séparée non plus; cela ne prouve pas l’équivalence.

Il n’existe ni ANR, ni AS, ni AMT; les mg ne sont pas interchangeables entre extraits.

Ajustement progressif
Aucun ajustement autonome validé; les interactions peuvent changer avec le produit.
Moment
Aucun moment universel; suivez uniquement un schéma prescrit.
Durée
L’efficacité au-delà de 12 semaines reste incertaine.
Arrêt
Coordonnez l’arrêt à cause du retour des concentrations d’autres médicaments.
Le signal de dépression, l’essai nul et les interactions exigent des conclusions séparées. Sources : Revue Apaydin 2016 · Fiche NCCIH.

À quoi sert-il couramment?

Il est surtout proposé contre la dépression; les données pour ménopause, TDAH, TOC, intestin irritable et sevrage tabagique sont insuffisantes. [3]

Quelles formes et mentions comptent?

Notez Hypericum perforatum, l’extrait, l’hypericine et l’hyperforine si indiquées, le total quotidien et tous les médicaments. Les extraits riches en hyperforine peuvent induire davantage les enzymes. [4]

Que montrent les données humaines?

Dépression légère à modérée

Apaydin et ses collègues ont inclus 35 études et 6993 personnes. Contre placebo, le millepertuis produisait plus de réponses (RR 1,53; IC à 95 % 1,19–1,97; 18 essais), avec forte hétérogénéité (I² 79 %). Contre antidépresseurs, la réponse ne différait pas significativement (RR 1,01; IC 0,90–1,14). La qualité était modérée, la déclaration des effets limitée et les événements rares non évalués. [1]

Grand essai et limites de gravité

L’essai JAMA de 2002 a randomisé 340 adultes entre LI-160, sertraline ou placebo pendant huit semaines. Aucun bras actif ne s’est séparé du placebo sur les deux critères principaux. LI-160 utilisait 900–1500 mg/jour selon la réponse; le résumé ne donne pas la fréquence intrajournalière. [2]

Le NCCIH conclut à un possible bénéfice léger à modéré, avec incertitude dans la dépression sévère et au-delà de 12 semaines. Dépression, suicidalité, psychose ou manie exigent une évaluation. [3]

Comment pourrait-il agir?

Hyperforine et hypericine font partie des marqueurs étudiés. Des effets sur neurotransmetteurs sont proposés, tandis que l’hyperforine active des voies d’induction enzymatique. Le mécanisme ne prédit pas le bénéfice et les constituants varient. [4]

Quels sont les risques et interactions?

Le millepertuis induit des enzymes et transporteurs, surtout CYP3A4 et P-glycoprotéine; l’induction est liée à la teneur en hyperforine. Il peut réduire l’exposition à la cyclosporine, aux contraceptifs, à la warfarine, à la digoxine et à certains traitements du VIH, du cancer, de l’épilepsie et du cholestérol. [3], [4]

Avec antidépresseurs ou autres agents sérotoninergiques, une toxicité grave est possible. Il peut aggraver manie ou psychose. Photosensibilité, diarrhée, étourdissement, insomnie, agitation et picotements sont possibles. Grossesse et allaitement comportent des risques. [3]

Consultez d’urgence pour intention suicidaire, agitation sévère, hallucinations, manie, forte fièvre, tremblement marqué, rigidité, convulsion, évanouissement ou réaction solaire sévère.

Statut légal aux États-Unis et au Canada

Aux États-Unis, ce n’est pas un traitement de la dépression approuvé par la FDA.

Au Canada, un NPN est propre au produit et ne garantit pas l’équivalence ni la compatibilité avec les médicaments.

Que faut-il surveiller?

Notez extrait, total, dates, humeur, sommeil, agitation, manie, photosensibilité et toute la liste des médicaments. Un plan de crise prime sur une application.

Que se passe-t-il à l’arrêt?

Aucun sevrage prévisible n’est établi, mais l’induction régresse et peut augmenter l’exposition aux autres médicaments. Coordonnez l’arrêt.

Comment le conserver?

Gardez fermé, au sec, loin de la chaleur et des enfants. Protégez les produits de la lumière selon l’étiquette.

Comment se compare-t-il aux autres approches?

Le millepertuis n’est ni ISRS, psychothérapie, luminothérapie ni soins de crise. Ces approches ont d’autres données, contrôles de qualité et plans de suivi.

Qu’apportent les communautés publiques?

Les récits signalent insomnie, photosensibilité et interactions inattendues, sans établir l’efficacité, la teneur en hyperforine ou la compatibilité médicamenteuse.

Questions fréquentes

Le millepertuis traite-t-il la dépression?

Un signal existe dans la dépression légère à modérée, pas la dépression sévère; il ne remplace ni diagnostic ni soins de crise. [1], [3]

Est-il aussi efficace qu’un antidépresseur?

Les essais groupés ne montrent pas de différence de réponse, mais hétérogénéité et extraits empêchent une équivalence simple. [1]

Pourquoi les interactions comptent-elles autant?

L’induction peut réduire l’exposition à des médicaments essentiels. [3], [4]

Peut-il réduire l’efficacité contraceptive?

Oui. Le NCCIH inclut les contraceptifs oraux parmi les médicaments affaiblis. [3]

Peut-on le combiner à un ISRS?

Pas sans direction du prescripteur; la toxicité sérotoninergique peut être grave. [3]

Peut-on l’arrêter brusquement?

Aucun sevrage standard n’est établi, mais l’arrêt change les taux d’autres médicaments lorsque l’induction régresse.

Est-il sûr pendant grossesse ou allaitement?

Le NCCIH décrit un risque pendant la grossesse et des effets chez des nourrissons allaités. [3]

Faut-il le cycler?

Aucun schéma marche-arrêt fondé sur des données n’est établi.

Glossaire

Termes employés dans ce guide.

Hyperforine
Constituant lié à l’induction enzymatique.
CYP3A4
Enzyme qui métabolise de nombreux médicaments.
P-glycoprotéine
Transporteur pouvant réduire l’exposition à certains médicaments.
Toxicité sérotoninergique
Syndrome potentiellement mortel dû à un excès d’activité sérotoninergique.
Manie
État d’humeur élevée ou irritable avec activation anormale.
Ajustement progressif
Modification planifiée de la quantité; aucun ajustement autonome général n’est établi.

Comment ce guide a été recherché

Cette ébauche a priorisé la revue systématique complète, l’essai JAMA, le NCCIH de mai 2025 et la revue des interactions liée à l’hyperforine. Les corrections limitent le bénéfice à la dépression légère à modérée et placent les interactions au premier plan. Données actualisées le 9 octobre 2026.

Comment ce guide a été réalisé

Le registre consigne produit, population, schéma, résultat et accès.

Méthode et lacunes

Texte intégral de la revue et page officielle accessibles; essai et interactions vérifiés dans PubMed.

Lacunes : extraits modernes, hyperforine déclarée, dépression sévère, innocuité rare et durée prolongée.

Sources

Recherchez la revue, l’essai, la fiche officielle et la revue des interactions.

4 sources affichées

  1. 01

    A systematic review of St. John's wort for major depressive disorder. ↗

    Revue systématique et méta-analyse

    35 études et 6993 personnes; bénéfice contre placebo dans la dépression légère à modérée, forte hétérogénéité et peu de données sévères.

  2. 02

    Effect of Hypericum perforatum (St John's wort) in major depressive disorder: a randomized controlled trial. ↗

    Essai randomisé à double insu contrôlé par placebo

    340 adultes; LI-160 900–1500 mg/jour, sertraline ou placebo pendant huit semaines; aucun bras actif ne s’est séparé sur les critères principaux.

  3. 03

    St. John's Wort: Usefulness and Safety ↗

    Fiche officielle sur données et innocuité

    Portée des données, nombreuses interactions, toxicité sérotoninergique, photosensibilité, grossesse et allaitement.

  4. 04

    Hyperforin in St. John's wort drug interactions. ↗

    Revue des interactions

    Induction de CYP3A4 et P-glycoprotéine, baisse d’exposition à plusieurs médicaments et lien avec l’hyperforine.